Covid-19 : avec le confinement, les gares parisiennes sont prises d’assaut

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Les trains vers la Bretagne, le Sud-Ouest ou Lyon étaient tous complets vendredi, selon la SNCF, qui a constaté un bond de 20 % des réservations.

Tohu-bohu à Montparnasse : comme à chaque annonce de confinement, les trains au départ de la gare parisienne étaient pleins vendredi 19 mars 2021 dans la matinée. Sous les écrans des départs, dans le hall de la gare, Maïwenn attend, sa grosse valise à la main, l’annonce de son train. L’étudiante de 19 ans a décidé d’aller se mettre au vert dans sa belle-famille, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour terminer son année universitaire. «  Je vais y rester jusqu’à la fin des cours », prévue à la mi-avril, «  cela fait grosso modo un an que nos cours sont en distanciel ,donc on commence à être habitué, si je puis dire », explique la jeune femme, qui compte suivre ses cours du matin durant son trajet.

Les trains vers la Bretagne, le Sud-Ouest ou Lyon étaient tous complets vendredi matin, a indiqué à l’Agence France-Presse une porte-parole de la SNCF, contre 60 à 70 % de remplissage ces derniers vendredis. « Les TGV inOui, Ouigo Intercités, trains régionaux et internationaux circuleront comme prévu ce week-end et en début de semaine prochaine », a précisé la compagnie. La SNCF se donne quelques jours pour éventuellement adapter son plan de transport ensuite.

« On a dû se battre sur le site de la SNCF »

Le nombre de réservations a doublé jeudi par rapport à la veille, tandis que le nombre d’annulations a été multiplié par 9. «  Nous avons pris nos billets pour Brest hier soir [jeudi], mais on a dû se battre sur le site de la SNCF pour réussir à en trouver », raconte Catherine Boubennec, 58 ans, qui accompagne sa fille Marie, étudiante dans le Finistère. «  On va faire l’aller-retour dans la journée, pour récupérer ses affaires dans son logement là-bas. On s’est dit hier qu’il était préférable de le faire maintenant, on ne sait pas quand ce sera possible plus tard », explique la mère de famille. Deux valises derrière elle, Laurence Devilleger, 58 ans, s’engouffre sur le quai de son train à destination de Pau, un déplacement pour le week-end envisagé de longue date, mais que la professeure en conservatoire a prévu de prolonger «  si nos cours basculent en distanciel ».

Malgré tout, nombreux sont ceux qui voyagent léger, s’en tenant à leur projet initial d’un week-end hors de l’Île-de-France, «  même si la tentation est grande » de ne pas rentrer pour Renaud, 43 ans, contrôleur financier. «  Je vis à Versailles, il y a la forêt pas loin, c’est plus facile de s’aérer que lorsque l’on est dans Paris », précise-t-il. «  Je ne vais pas rester plus longtemps, j’ai certains cours en présentiel. Et puis au final, cela ne va pas changer tant de choses que cela par rapport à la situation actuelle, on n’a déjà plus de vie », explique, de son côté, Steven Grondin, étudiant de 23 ans en route pour un week-end à Saint-Malo.

La SNCF a constaté un bond de 20 % des réservations pour les départs ce week-end, les destinations les plus recherchées au départ de Paris étant selon un porte-parole «  les mêmes que d’habitude » : Bordeaux, Lyon, Marseille, Rennes et Nantes. Tous les billets pour les TGV, Intercités et TER en correspondance sont échangeables et remboursables sans frais jusqu’au dernier moment, et ce, jusqu’au 19 avril. Ils l’étaient jusqu’à présent jusqu’à trois jours avant le voyage.

Des usagers à la gare Montparnasse, le 19 mars 2021 à Paris.© MARTIN BUREAU / AFP

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